Londres : Focus sur le potentiel de croissance des provinces du Sud du Maroc

le président de la Chambre britannique de commerce au Maroc, Stephen Orr

Le potentiel des provinces du sud du Maroc, en tant que moteur de croissance aux niveaux national, régional et continental, a été présenté, vendredi à Londres, par l’ambassade du Maroc au Royaume-Uni, le Centre régional d’investissement (CRI) de Dakhla Oued-Eddahab et son Conseil régional, ainsi que l’Agence marocaine de développement de l’investissement et des exportations (AMDIE).

Lors d’une conférence intitulée « Les provinces du sud du Maroc : un pôle croissant d’investissements internationaux », une kyrielle d’investisseurs britanniques a pu s’informer des possibilités d’investissement existantes, tout en explorant avec les décideurs locaux les moyens d’appuyer les investisseurs britanniques dans la région.

Le directeur général de l’AMDIE, Ali Seddiki, a souligné, à cette occasion, que le Maroc s’est métamorphosé sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, grâce à des investissements colossaux dans l’infrastructure, l’agriculture, l’industrie et l’énergie verte.

Le Royaume s’est lancé dans l’industrie automobile il y a seulement 10 ans et se présente aujourd’hui comme le premier producteur du continent africain, a fait savoir M. Seddiki, précisant que le même schéma s’est répété dans l’industrie aéronautique.

Cela permet de se faire une idée sur le niveau de compétences et de savoir-faire développés par la main d’œuvre marocaine en un temps record, a-t-il ajouté, soulignant que d’autres secteurs, comme le pharmaceutique, se développent aujourd’hui de la même manière.

Dans ce sens, le président de la Chambre britannique de commerce au Maroc, Stephen Orr, a évoqué son expérience personnelle au Royaume, mettant en exergue le niveau de formation de la main d’œuvre marocaine, sa réceptivité et sa disposition à acquérir promptement de nouvelles compétences.

En plus des potentialités naturelles du Maroc, le pays dispose de ressources humaines exceptionnelles capables d’apporter leur concours à la réussite de n’importe quel projet, a-t-il assuré.

Il a également évoqué le développement rapide des provinces du Sud, soulignant qu’à chaque fois qu’il accompagne ses partenaires britanniques au Maroc, ils sont impressionnés par l’infrastructure et le niveau de développement du pays.

De son côté, le directeur du CRI, Mounir Houari, a fait savoir que la région de Dakhla Oued-Eddahab représente 20% de la superficie du Royaume avec un PIB par habitant nettement supérieur à la moyenne nationale, grâce notamment aux secteurs du tourisme, de la pêche, de l’aquaculture et des énergies renouvelables.

Il a indiqué que le Centre accompagne les investisseurs dans l’ensemble du processus, de la prospection à la réalisation en passant par l’ensemble des procédures administratives, afin d’éliminer toutes les contraintes bureaucratiques pouvant entraver l’implémentation de l’investissement.

De plus, les investisseurs peuvent désormais recourir à des plateformes digitales pour le traitement de leurs demandes, ce qui permet de raccourcir considérablement les durées de réponses, a-t-il précisé.

Un second panel a offert aux participants la possibilité de profiter de témoignages d’investisseurs internationaux, qui ont déjà saisi le potentiel de la région et qui investissent depuis plusieurs années, dans des secteurs variés.

L’événement a permis d’illustrer l’ambition du Maroc de consolider le rôle de ses provinces du Sud en tant que centre commercial et logistique offrant un point d’entrée avantageux pour les investissements régionaux et continentaux, à travers notamment les grands projets d’infrastructure, d’énergie renouvelable et de dessalement de l’eau de mer, dans le cadre de la volonté du Royaume de transformer la région.

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